Hadopi : des données plus lisibles pour étudier son activité

Tout le monde voulait en savoir un peu plus sur l'activité réelle de la Hadopi.

Son bilan d’activité n'est en effet souvent qu'une interprétation de la Rue du Texel.

Suite à une demande CADA, le gendarme du net à la française sera désormais obligé de publiées les données brutes de son activité.

Les informations relatives à la riposte graduée seront donc désormais publié sur son site. Cette évolution tant attendue va en effet faciliter la réutilisation de l'information.

Avec les données brutes entre les mains, plus facile en effet de réaliser des graphiques, des comparaisons, d'éditer de nouvelles statistiques etc. Ce qui était loin d'être le cas jusqu'à présent.

L'activité d' Hadopi particulièrement difficile à déchiffrer

Ça fait maintenant quelques années que la Hadopi diffuse de manière plus ou moins régulière le nombre d'internautes français qui ont été mis en garde par ses soins. Les pirates reçoivent ainsi des avertissements après avoir été pris en flagrant délit de piratage.
Mais le problème principal de ces publications, c'est que jusqu'à présent les données étaient en quelques sortes inexploitables.

Publiées sous la forme de tableau voire de graphique, il était quasiment impossible de pouvoir réutiliser ces informations. Il s'agissait en effet d'images. Ces dernières étant générées sans aucun doute par un tableur.

Du coup, pas moyens d'effectuer sa propre analyse des dites informations. L'unique solution consistant à reprendre et taper dans un nouveau tableur une à une toutes ces données chiffrées.

Un travail de longue haleine qui ne serait même plus forcément pertinent. En effet les derniers chiffres publiés par la Hadopi, créée il y a maintenant 7 ans, ne prennent plus en compte les résultats de ses débuts !

La loi Numérique à la rescousse

La nouvelle loi Numérique vient donc changer la donne ! La nouvelle législation mise en place par Axelle Lemaire donne en effet le droit à la société civile d'avoir accès à des données réutilisables.

>On peut ainsi lire dans la loi article L311-9 (Code des Relations entre le Public et l'Administration) que tout document administratif du genre rapport, graphique statistiques, code source, etc peut être demandé à n'importe quelle institution.

Et que d'après l'article L300-4 toujours du CRPA, les données doivent être mises à disposition du public de manière « ouverte, réutilisable et exploitable par un système automatisé ».

Conformément aux principes de l'Open Data, un fichier contenant l'ensemble des données chiffrées de la riposte graduée depuis début 2010 est donc désormais publié sur son site.

On peut ainsi y voir mois par mois combien de premier et deuxième avertissement ont été envoyés aux internautes français. On peut également y lire le nombre de dossiers transmis au Parquet.

On ignore par contre les suites judiciaires données à ces dossiers. « N'étant pas une production interne », impossible pour l'institution de présenter ces chiffres de manière mensuelle. Ces données sont finalement intégrées de manière cumulative jusqu'au 30 novembre 2017.

La Hadopi a également précisé que ces données seront bientôt publiées également sur le site data.gouv.fr. Il faut maintenant espérer que ces données seront mises à jour régulièrement.

Et bien évidemment, de telles informations ne prennent pas en compte les internautes qui prennent leur précaution pour éviter la surveillance.

Grâce à un VPN comme Hidemyass, Vyprvpn ou NordVPN rien de plus facile en effet que de passer sous les radars de la Hadopi. Plus en plus de personnes le savent et s'en servent pour gagner en tranquillité et sécurité.

Grâce à la nouvelle loi numérique, la Hadopi est désormais tenue de publier des données chiffrées vraiment réutilisable par la société civile.

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