La Russie bloque 4 000 sites pirates et 41 000 sites innocents

Après des années de critiques, la Russie vient d'entamer sa lutte contre le piratage.

Sous la nouvelle loi, les sites pirates seront bloqué par les FAIs locaux, mais on sait très bien que ce blocage est inefficace, car il suffit d'un VPN comme celui de Hidemyass, IPvanish et Express VPN pour contourner ce type de blocage.

La Russie bloque les sites pirates depuis 4 ans incluant RuTracker qui est la plus grosse plateforme du pays, mais le problème est toujours présent.

Un rapport de Roskomsvoboda, l'agence pour la protection des droits numériques et le parti pirate de Rissue révèle un système de blocage avec des dommages collatéraux monstrueux.

Le rapporte étudie les blocages de tous les sites depuis plus de 4 ans et il révèle de nombreuses lacunes.

Théoriquement, un tribunal doit faire une triple vérification pour déterminer si un pirate abrite du contenu illégal. Il ne permet pas non plus d'annuler le blocage illimité et tous les frais de blocage sont supporté par les hébergeurs.

Le problème est que comme le piratage peut valoir jusqu'à 6 ans de prison en Russie, les administrateurs des sites ne se présentent jamais aux audiences.

Le résultat est que ce sont les intermédiaires, les hébergeurs, qui se présentent à leur place et l'hébergeur ne sait pas dans quel guêpier il se trouve et dans 90 % des cas, il va accepter la décision de justice sans se battre.

Pendant ces 4 ans, il y a eu près de 4 000 sites bloqués, mais comme certains sites sont sur des hébergements mutualisés, signifiant qu'ils partagent leurs adresses IP avec des sites légitimes, ces derniers sont également bloqués. Et on en a 10 fois avec plus de 41 000 sites légitimes qui sont actuellement bloqué.

De plus, le blocage est inefficace en partie, car même s'il empêche les internautes d'accéder à ces sites, le contenu illégal reste bien présent et rien n'est fait pour le supprimer.

Mais plutôt que de proposer une lutte efficace, la Russie s'entête dans la sanction systématique. Ainsi, les sites pirates seront supprimé de l'index des moteurs de recherche russes et cela inclut aussi les proxys et les VPN.